28 janvier 2020 à Paris – conférence “Ces médicaments qui ne servent à rien” avec les docteurs Nicole et Gérard Delépine

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La faillite des agences sanitaires : peut-on encore avoir confiance dans les nouveaux médicaments ? Comment y remédier.

Le Dr Nicole Delépine et son mari, le Dr Gérard Delépine, se battent depuis plus de 40 ans pour améliorer la prise en charge des malades atteints de cancer et informer la population sur l’état actuel de la science en se basant sur les faits avérés, les registres nationaux des cancers et publications internationales. Dans cette conférence, ils reviennent sur le catastrophes médicamenteuses pour définir les possibilités de developper de nouvelles actions de résistance.

Visionner la conférence

Vidéos de la conférence

Conférence du 20 janvier 2020
Le Docteur Gérard Delépine répond aux questions du public à la suite de sa conférence : “Ces médicaments qui ne servent à rien”.

Contenu de la conférence

Les agences du médicament, créées au siècle précédent pour assurer la sécurité des populations, ont subi des transformations majeures dans les 20 dernières. Déclarées trop coûteuses, elles ont subi des restrictions budgétaires et ont été invitées à faire compléter leur financement par les entreprises privées.

Accusées de ralentir l’innovation, elles ont mis en place des processus accélérés d’examen des autorisations de mise sur le marché (AMM) en oubliant les critères classiques remplacés par des critères substitutifs souvent non pertinents. Depuis la fin du siècle dernier, les AMM ont été considérablement accélérées aux dépends de la sécurité sanitaire des malades, dont témoigne la répétition de catastrophes et scandales médicamenteux tandis que des prix exorbitants accordés aux nouveaux médicaments menacent l’existence même des systèmes solidaires de santé publique.

L’analyse de quelques catastrophes avérées ou en devenir permettra de mieux comprendre le système actuel qui permet ces dérives dangereuses : Vioxx (120000 victimes aux USA dont 30000 morts), Avastin, Médiator, Dengvaxia, Gardasil, Keytruda .

Pour éviter que de pareilles catastrophes ne se répètent, il est nécessaire que les agences retrouvent la mission pour laquelle elles ont été créées : garantir la sécurité médicamenteuse des populations en ne délivrant l’AMM que pour des médicaments qui ont prouvé qu’ils sont efficaces et bien supportés.

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